Le référencement : en perpétuelle évolution
SEO / SEA / GEO…
25 ans d’experience dans le Marketing et communication digitale, avec une expertise marquée dans le domaine des pratiques sportives.
Vous connaissiez peut-être déjà le référencement naturel (Search Engine Optimization / SEO) et le référencement payant (Search Engine Advertizing / SEA). Vous avez aussi sans doute déjà croisé le SEM (Search Engine Marketing) et le SMO (Social Media Optimization). Autant de techniques au service de votre visibilité. L’essor des Intelligences artificielles nous plonge désormais dans le Generative Engine Optimization (GEO), un contenu optimisé pour les IA ! Le terme de SEM ou « Search Engine Marketing » est également fréquent. Il s’agit de marketing sur les moteurs de recherche en français.
Si la référencement a toujours eu une importance stratégique, il n’en est pas moins sujet à des évolutions constantes avec lesquelles il faut savoir composer.
Les prémices du web et du référencement
Aux origines du référencement
Aux débuts d’Internet, les questions de référencement naturel ou de référencement payant ne se posaient pas sous le même angle qu’aujourd’hui. Faisons un voyage dans le temps numérique pour comprendre cette évolution.
De l’adresse IP aux DNS et aux noms de domaines
Imaginez les prémices d’Internet : il vous faut alors taper une adresse IP pour accéder à une page Web. Par exemple 127.0.0.1. Pas très intuitif ! Pour faciliter l’usage du Web, sont apparus les noms de domaine. Le nom technique du mécanisme qui permet d’utiliser un nom de domaine au lieu de taper l’adresse IP s’appelle le DNS, pour Domain Name System. A une IP, correspond désormais un nom et des serveurs vous orientent dans la bonne direction quand vous tapez ce nom de domaine. Un peu comme un numéro de téléphone que l’on associe à une personne dans un répertoire téléphonique.
Les premiers moteurs de recherche
Dans les années 1990, l’Internet se développe et le nombre de sites Web s’accroît progressivement. Mais comment trouver les informations que l’on cherche au milieu de cet immense capharnaüm sans avoir à parcourir l’intégralité des pages accessibles ? C’est de ce questionnement que naît l’idée des premiers moteurs de recherche : Archie (1990) et Wanderer (1993) voient le jour. C’est donc en 1993 que Matthew Gray développe le World Wide Web Wanderer (WWW Wanderer). Il est souvent cité comme le premier robot d’exploration automatique du Web. Il se destine alors à mesurer la taille d’Internet et à constituer un index (Wandex).
Les premiers robots ou « crawlers » du Web datent de 1993. Et ceux qui sont véritablement utilisés pour l’indexation en vue du référencement apparaissent surtout entre 1993 et 1994.
1996 : les débuts du référencement payant
Définition du référencement payant
On entend par référencement payant l’ensemble des systèmes qui permettent à un annonceurs d’apparaître dans les résultats d’un moteur de recherche ou sur une plateforme en ligne contre rémunération.
Le SEA, ou référencement payant permet, en achetant des mots-clés auprès de la régie publicitaire du moteur, de vous positionner directement en haut des résultats, souvent au-dessus des résultats naturels.
Les premiers outils de référencement payant sont apparus au milieu des années 1990, bien avant les plateformes contemporaines comme Google Ads (2000). En effet, de nombreux projets expérimentaux de publicité avec paiement lié à la visite ou au classement ont vu le jour aux environs de 1996. Il incluent alors des systèmes de type « paid listings » (annonces payantes) ou encore « pay-for-placement ». Cette période marque donc l’apparition des premiers concepts assimilables à du référencement payant dans les moteurs ou annuaires web.
Nous pouvons vous accompagner dans la mise en place de vos campagnes SEA et vous initier à l’utilisation de ces outils.
1998 : l’arrivée de Google
Les moteurs de recherche fleurissent
Après Archie et Wanderer, viennent ensuite Lycos et Infoseek (1994), Excite ou encore AltaVista (1995). Mais le grand virage s’opère avec Google en 1998. Son interface conviviale et son système de référencement basé sur la popularité des pages auprès des internautes le propulse en haut du classement des moteurs de recherche les plus utilisés. Cet indice de popularité calculé par Google se nomme PageRank.
Google : tout un panel d’outils à disposition des développeurs et des agences Web
Google ne s’est pas avéré uniquement efficace dans son référencement, il a également mis à disposition des développeurs tout un panel d’outil leur permettant de mieux comprendre comment sont indexés les sites qu’ils développent. Ainsi, ces derniers peuvent travailler à l’amélioration de leur référencement naturel ; c’est à dire mettre en place des stratégies pour être bien indexé grâce au contenu et à la technique. C’est notamment l’intérêt de Google Analytics, PageSpeed Insights ou encore de la Google Search Console.
Comprendre la nature du trafic d’un site : une expertise à part entière
Toutefois, encore faut-il être en mesure de déployer ces outils et de comprendre les informations qu’ils fournissent. C’est là qu’une agence apporte sa valeur ajoutée et son expertise. Par exemple, il faut savoir discerner le trafic généré par les robots des moteurs de recherche ou les IA de celui provenant de vrais prospects.
l’émergence des réseaux sociaux
pluLes prémices des réseaux sociaux
Il faut remonter à la fin des années 1990, dans le sillage de la démocratisation d’Internet pour voir émerger les réseaux sociaux. Des plateformes comme SixDegrees (1997) permettent déjà de créer un profil et de formaliser des liens sociaux. Cependant, leur audience reste limitée. En France, Caramail occupe une place particulière dans l’histoire des sociabilités numériques. Lancée en 1997, la plateforme reste avant tout un service de chat en ligne structuré autour de salons thématiques. Elle se veut accessibles à tous sans compétences techniques particulières. À la différence des réseaux sociaux contemporains, Caramail ne repose pas sur des profils individualisés ni sur la mise en scène durable de soi, mais sur des échanges synchrones, sous pseudonymes et souvent éphémères.
Le virage social de Facebook
Au début des années 2000, d’autres services tels que Friendster (2002) et MySpace (2003) élargissent ces usages. Ils intègrent des dimensions plus communautaires et culturelles. L’émergence de Facebook en 2004 marque un tournant structurant. La plateforme de Marc Zuckerberg propose en effet une architecture relationnelle plus stable. Elle s’ancre alors dans le quotidien de ses utilisateurs.
L’expansion mondiale des réseaux sociaux
Le processus de diffusion mondiale s’accélère entre 2007 et 2010. Cette période combine plusieurs facteurs décisifs : l’ouverture de Facebook au grand public (2006), l’essor des smartphones après le lancement de l’iPhone (2007), et la montée en puissance de plateformes complémentaires comme Twitter (2006) ou YouTube (2005). Les réseaux sociaux deviennent alors des infrastructures globales de communication, dépassant les cercles communautaires pour s’imposer comme des dispositifs centraux de circulation de l’information, de sociabilité et de visibilité à l’échelle mondiale.
Les réseaux sociaux : de nouveaux espaces de communication pour les marques
Les marques, frileuses dans un premier temps, y trouvent ensuite une opportunité de créer une relation avec leurs clients et de partir à la conquête de nouveaux prospects. Elles gagnent aussi en indépendance vis à vis de supports plus traditionnels comme la presse papier ou la télévision. Par ailleurs, les réseaux sociaux proposent eux aussi tout un panel d’outils analytiques permettant de mieux appréhender le retour sur Investissement des publicités payantes. Enfin, certains s’intègrent dans la stratégie de référencement, en particulier Youtube, détenu par Google.
Un autre jalon temporel du référencement naturel: La position zéro
Google évolue pour contrer des techniques de référencement discutables
Il fut une époque où le référencement se limitait à avoir un maximum de mots clés dans son contenu et à acheter ou à échanger des lien dans des fermes ou des annuaires. Peu importait la qualité du texte et la pertinence du contenu. Il s’agissait de flouer les moteurs. Ce temps est révolu. Le fait de bombarder un texte de mots clés a fait long feu. Google a évolué pour contrer les stratégies des référenceurs malveillants.
Le contenu est roi
Au fil du temps, Google a privilégié la qualité du contenu et la légitimité d’un site (son autorité). Les sites proposant un contenu véritablement qualitatifs sont progressivement remontés dans le classement, pour peu qu’ils soient suffisamment bien interconnectés avec d’autres sites traitant de thématiques avoisinantes. Ainsi, durant de nombreuses années, les référenceurs ont couru après la première page, puis les trois premières places et enfin la première place. Ils se sont adaptés, eux aussi aux évolutions régulières des algorithmes de Google.
La position zéro : qu’est-ce que c’est ?
La position zéro sur Google est en fait un extrait optimisé (ou featured snippet). Il met en valeur un site dans les résultats de recherche (SERP) avec un texte plus long (plus gros), parfois en gras, et souvent accompagné d’une image. Cet extrait se situe tout en haut de la première page, avant même « l’ancienne » première position.
Google a introduit la fonctionnalité des featured snippets en janvier 2014. Son objectif est de fournir des réponses simples et rapides directement dans les résultats sans que l’utilisateur ait besoin de cliquer sur un lien classique. L’expression de « position zéro » a alors émergé dans le jargon SEO sans pour autant être utilisé officiellement par Google à ses débuts. Ce terme de la communauté SEO est apparu progressivement vers 2016–2017 pour désigner ce placement au-dessus de la première position naturelle des résultats.
Quel est l’intérêt de la position zéro en termes de référencement naturel ?
Le contenu mis en avant apparaît avant tout les autres avec une mise en forme particulière. Cela présente l’avantage de le rendre très visible et donc de générer plus de clics et de trafic. Cela positionne aussi comme référence, spécialiste d’un domaine.
les recherches par commande vocale sur Internet
En 2025, selon synup.com, 27 % des recherches dans l’application Google sont désormais effectuées par la voix.
Dans le prolongement position zéro, les recherches vocales
Dans un monde où tout le monde court après le temps, la commande vocale connaît un succès croissant, et ce, quelle que soit la génération. Vos parents possèdent peut-être une enceinte Alexa connectée à Internet. Ils l’utilisent aussi bien pour se rappeler leurs rendez-vous que pour écouter de la musique ou faire des recherches sur le Web.
Des outils comme Alexa citent en priorité les contenus en position zéro… autant dire que tout ce qui n’est pas en position zéro tombe dans l’oubli. Et c’est un des biais qui ne fait que s’accentuer avec les IA.
Le référencement naturel à l’heure des IA
Les intelligences artificielles (IA) ont profondément transformé les stratégies de référencement naturel (SEO). Elles interviennent à la fois sur la production de contenu, sur l’analyse des données, mais aussi dans la compréhension des algorithmes des moteurs de recherche. Les IA vont-elles finir par uniquement dialoguer entre elles ? A force de confier tant l’analyse du référencement que la création de contenu et la génération de réponses aux IA, ne va-t-il pas se créer une boucle fermée, voire un dialogue de sourd ?
Un bouleversement à comprendre pour mieux l’appréhender
Les moteurs de recherche, notamment Google avec Gemini, intègrent désormais nativement des IA pour générer des réponses aux requêtes des internautes. Ces réponses synthétiques apparaissent désormais en position zéro. Cela signifie que l’utilisateur du moteur de recherche bénéficie d’une réponse sans avoir à cliquer sur un lien pour aller sur un site. Et donc, potentiellement, votre site devient invisible, même s’il figure en première position ! Autant dire que la bataille pour être visible s’avère de plus en plus féroce. Il faut devenir la référence incontournable pour exister !
Le texte généré par les IA doit être lu avec un oeil critique et expert
La tentation est grande de confier la génération des textes de son site à une intelligence artificielle. Mais pour l’instant, elle n’est pas en mesure de produire un contenu suffisamment qualitatif et sur des sujets de niche. Elle donne parfois cette illusion, mais vous, en tant qu’expert dans votre métier, vous en verrez les limites.
Ainsi, il faut voir l’IA comme un outil qui accompagne la réflexion et la création, mais pas comme un substitut à une véritable compétence. N’oubliez pas que les IA restent des outils probablistes, extrêmement puissants et utiles, certes, mais génératifs et non pas créatifs.
Que diriez-vous d’un regard extérieur sur votre référencement ?
Vous souhaitez faire un point sur la qualité du référencement de votre site Internet ? Nous vous proposons un audit référencement.
Il s’agira notamment de passer en revue :
- La nature du trafic sur vos pages, sa pertinence avec votre cible
- La cohérence de votre contenu avec les mots clés sur lesquels vous souhaitez vous positionner
- La structure et la hiérarchie du contenu, le volume et la qualité des textes de votre site Internet
- Les problèmes techniques de votre site (liens morts, pages 404, doublons de pages, absences d’URL canoniques, images trop lourdes ou non optimisées…)
- Les performances techniques du site et du serveur qui l’héberge
- Le respect des normes en vigueur (lisibilité, accessibilité, W3C)
- L’expérience utilisateur (UX / UI)
- Les liens hypertextes que vous avez pu établir avec l’écosystème autour de votre expertise métier (backlinks)
- L’efficacité de vos « entonnoirs de conversion » (processus d’achat, de remplissage de formulaire par des prospect, de lecture de contenu…)
- Les points forts et les points faibles de votre site par rapport à celui de vos concurrents.
- De vous proposer des axes d’amélioration, tant en termes de stratégie de contenu que d’optimisations techniques et de les compléter d’indicateurs de performances lisibles (KPI).
Si par la suite vous souhaitez nous confier la mise en oeuvre des améliorations, nous déduirons le prix de cet audit de la prestation finale.
Références universitaires mobilisées pour cet article
Ifrah, L. (2010). Histoire des moteurs de recherche. L’information et le renseignement par Internet (p. 26-38). Presses Universitaires de France.
Mercklé, P. (2016). I. Les réseaux : un nouveau concept, une vieille histoire. La sociologie des réseaux sociaux (p. 7-20). La Découverte.
Et si nous faisions un bout de chemin ensemble ?
Nous sommes à votre disposition pour toute demande d'information.
Notre agence marketing et communication digitale, bien que basée à Bordeaux, intervient bien au delà du périmètre de la métropole.